Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for décembre 2007

Encore des poires

L’aquarelle d’hier.
Publicités

Read Full Post »

Des poires

(Les couleurs ressortent plus criardes qu’en vrai – je n’arrive pas à jouer assez bien du Photoshop pour corriger la chose)

Le peintre du dimanche n’avait pas touché à ses pinceaux depuis 6 mois. Quel plaisir de les ressortir, même pour peintre sur un bout de papier aquarelle bon marché récupéré (d’où la pliure du milieu).

Une de mes bonnes résolutions pour 2008 : plus de dessin et plus d’aquarelle.

Une autre bonne résolution (enfin, pour moi, peut-être pas pour vous) : publier presque tout dans cette section du blog, réussi ou pas, abouti ou pas, exception faite de ce qui sera complètement raté (dans le genre « grossière erreure de perspective » ou « tache de peinture inopinée »). De toutes façons, ce que je trouve raté me semble souvent intéressant avec le recul du temps, alors qu’à l’inverse, ce que j’estime réussi me paraît souvent mauvais après un moment. Je veux sortir de ce piège à cons qui constiste à m’épuiser en exercices et en brouillons qui drainent l’énergie sans mener nulle part. Je pense que cela devrait me motiver.

Encore une autre bonne résolution : prendre enfin un cours d’aquarelle. Cela me fait peur, parce que je ne sais pas dessiner. Mais bon, difficile d’espérer progresser sans cela. C’est bien, les bouquin, mais ce serait encore mieux de bénéficier de l’expérience d’un professeur.

Read Full Post »

Meilleurs vœux à tous!

J’ai eu un peu de temps, hier en fin de soirée, pour commencer à faire mes cartes de voeux. J’ai pu en faire un douzaine et j’aimerais bien en faire six autres aurjourd’hui. En voici quelques unes.

J’en profite pour vous souhaiter mes meilleurs vœux de bonheur et pour vous dire à que point j’aime vous lire, ici et sur vos blog respectifs. Je n’oublie pas le ou les lecteurs silencieux, il y en a au moins un 😉

Embrassades virtuelles (mais bien senties) sous le gui virtuel 😉

Read Full Post »

Mes emballages cadeaux recyclés (callis ratées recyclées) et recyclabes. Mais pas si écolos en fait : les boîtes de bois viennent de Chine.

J’en ai d’autres un peu plus trash, mais j’ai eu d es problèmes avec le vernis. Je vais essayer de les sabler délicatement en de rajouter un vernis moins transparent pour cacher un peu le premier, on verra si elles sont récupérables.

Read Full Post »

Un grand plateau de mer de collines de vapeur
Se déroule à l’épaisse embrasure des bleus
Du haut : telle une idée de la Chine intérieure
Se déroule une paix de soie et des villages
De zéphyr et parfois parmi le cours des âges
Ici et là un manteau d’ombres sur le cœur

Le rêve des odeurs de Dieu se lève

(Pierre Jean Jouve, Ciels, « Au jour » dans Œuvres, t. 1, Mercure de France, p. 733)

Après avoir gougueulé « Chine intérieure » et écarté les sites de géographie ou de tourisme pour ne conserver que les occurrences psychologiques, j’ai d’abord été un peu attristée de réaliser que je ne pouvais prétendre à la paternité maternité de la notion. Puis, faisant contre mauvaise fortune bon cœur, je me suis dit qu’on pouvait considérer la chose autrement et saluer l’universalité du concept. Gougeule, ce puits de savoir, nous apprend en effet qu’il y a un roman de Bauchau Henry intitulé La Chine intérieure, qu’il y a une Chine intérieure de Pierre-Jean Jouve et de Victor Segalen.

Cette universalité s’est pourtant avérée, au bout du compte, toute relative, puisque la lecture de quelques pages suffit à nous faire comprendre que B. Henry a eu comme analyste la femme de Pierre-Jean Jouve et qu’il a écrit une série d’articles sur le poète. Celui-ci a été lui-même marqué par Segalen.

J’avoue avoir été un peu sidérée en découvrant tout ça, par ce que ça s’adonne qu’on a justement les œuvres complètes de PJJ à la maison. Mon conjoint est atteint d’un fétichisme du livre aigu qu’il n’avouera jamais, ce qui explique qu’on a ici bien des choses qu’on ne trouve à peu près nulle part ailleurs. Il y a quelques années, l’Encrier me lisait au lit, de sa belle voix chaude et comme lui seul sait le faire, la poésie érotico-mystique de PJJ. À chacun ses perversions. Mais à vous avouer ça, j’ai du coup l’air d’être une aussi vile plagiaire que l’élève x. Et si j’avouais qu’à 20 ans, j’ai été assez marquée par l’incriminante lecture du recueil de Stèles, le recueil de Segalen, ça n’aiderait pas à vous convaincre de mon innocence.

Cependant, si influences il y a eu, elles ont été inconscientes : j’ai beau lire et relire les passages de PJJ qui m’incrimineraient, ça n’éveille en moi aucun souvenir. Mais bon, je suis peut-être une de ces plagiaires pathétiques qui nie toujours tout jusqu’à la fin, à vous de voir.

En tout cas, ma Chine intérieure n’est pas aussi artistique, littéraire ou métaphysique que celle de PPJ. C’est tout juste un petit bazar intérieur où je respire un peu parce que le vide n’y est jamais encombré de rien ni de personne (misanthropie, quand tu nous tiens!) C’est aussi un fatras d’objets, d’odeurs, de couleurs, d’impressions, de clichés par où je m’évade de mon quotidien. Ne voyez pas là de contradiction insurmontable : Lao-tseu le dit bien, et c’est fort commode : l’opposition des contraires n’est qu’illusion! Tout va donc toujours bien dans le meilleur des mondes dans ma Chine intérieure où le temps s’écoule sans contrariétés. C’est pourquoi elle est si apaisante. J’y suis l’Un où se réconcilient les opposés (Héraclite, fragment X). Là, vivante, je touche la mort; éveillée, je touche le dormant (fragment XXVI).

Cette Chine intérieure a des frontières assez floues. Elle englobe par moments le Japon (quand la fureur du zen me tenaille), s’étend parfois jusqu’à l’Inde (lors de mes minutes bouddhistes). Certains jours, elle s’étale sur ma feuille de papier où elle coule en grandes taches d’encre noire.

La conformité à ce qu’il est convenu d’appeler le « réel » n’a aucune importance. Ma Chine imaginaire n’est jamais surpeuplée, c’est un vaste désert ponctué d’oasis où les hommes sont sans visages et où les choses sont à l’honneur. Les fleuves qui la traversent ne sont jamais sales et si l’odeur de jasmin est partout poussée par le vent du Sud, ça ne sent jamais le poisson. Là j’invente tout, là se déploie mon monde et je m’y contemple dans mon œuvre. Je me dis alors que « tout cela est bon » et ça me change drôlement du commerce quotidien qu’il faut bien entretenir avec tous les pas-contents de cette terre, ces ingrats qui m’abreuvent de leurs récriminations quotidiennes à cause d’un toast mal beurré, d’une erreur de calcul de $1.42 que me reproche le ministère du revenu, d’un chandail rose-Barbie qui aurait dû être rose-princesse parce qu’aux dernières nouvelles, F2 n’aime plus le rose-Barbie (« c’est laid! »), d’un zéro pour lequel une copieuse récidiviste qui vient pleurer toutes les larmes de son corps dans mon bureau, du manque de temps pour tout faire et voilà que le chat m’en veut parce que je ne le flatte pas pendant qu’il mange…

Je te salue insuffisance! Je te reçois incompétence
Dont l’âme éperdue et navrée est la feuille déshabillée d’un arbre plus vieux que mon cœur
Je te salue ô sacrée! Qui retiens l’univers sacré dans une caresse de ruelle
Savante d’univers entier!

(PJJ, Ode, « Antistrophe II », IV)

Dans ma Chine intérieure, nul ne me reproche quoi que ce soit. Des armées d’ingénieurs et d’esclaves coulent des cloches de bronze monumentales. Invisibles et toujours silencieuses, elles sonneront bientôt pour ma plus grande gloire. Cela ne durera qu’une seconde et pourtant, l’éternité des mondes passés et à venir s’écoulera pendant le tintement unique des grandes cloches.

Là, dans ma Chine imaginaire, je vais lorsque j’ai besoin de vent et de lumière, chaque fois que je veux mieux respirer.

Au bout du petit nuage de vapeur qui s’échappe de la théière, une fenêtre s’ouvre sur le vide. Je la pousse et j’entre,

je me vautre là dans le rien-du-tout.

Je me soumets tout à la fleur sortie sans couleur ni parfum
Ni tige ni croissance ni vie ni sève ni amour ni sang
De la viduité dorée et de la pure émanation et de la vraie adoration
Qui est sous la lumière fauve la consommation du Rien :
Par lequel Dieu m’a rejoint sur mon faible passage éphémère.

(PJJ, Epode)

PS. Le Philémon de Fred est, bien sûr, un autre grand explorateur de la Chine intérieure. Il croyait avoir découvert les lettres de l’océan Atlantique, mais en fait…

Read Full Post »

Repos de la guerrière

Fille nº1 a eu 11 ans vendredi. Cette fille-là, c’est une belle réussite – et c’est un peu normal, puisqu’on a mis presque 7 ans à la faire 😀

On a fêté son anniversaire samedi. Outre Fille nº1, j’ai gardé mon enfant préféré (le chat 😉 ) à la maison et je me suis débarrassée de Fille nº2, envoyée chez Mère-grand. À tort, puisqu’une amie est débarquée avec ses deux marmots (2 et 4 ans) et qu’ils sont restés une partie de la soirée.

Fille nº1 avait invité 6 copines. 4 sont restées à coucher, l’une est d’ailleurs demeurée à la maison jusqu’à 18 heures dimanche. La plupart d’entre elles venaient chez nous pour la première fois, puisque F1 a changé d’école cette année. En tout cas, ça a été formidable, tout a fonctionné comme sur des roulettes et les filles s’entendaient toutes très bien entre elles, même si elles ne se connaissaient pas toutes au départ. Fille nº2 a paru très heureuse.

Ça m’a inquiétée un peu de voir ces petites filles filiformes ne rien manger ou presque. Même pas une pointe de pizza chacune, 3 seulement ont pris du gâteau et les plats de grignotines semblaient encore pleins le lendemain matin. Fille nº 1 a eu des comportements d’anorexique l’an passé, cela a duré quelques mois, et je garde l’œil ouvert. J’ai l’impression qu’elle n’est pas la seule de son espèce…

Fourbue, je tente de récupérer un peu. Il y a une pile de travaux à corriger là, sur le bureau, mais pfft!… j’ai une telle envie de remplir un chapeau de petits papiers et d’y tirer les notes au hasard – il me semble que ce serait équitable puisque tous les élèves auraient droit au même traitement???

Read Full Post »

Les calligraphes chinois intègrent l’empreinte des sceaux dans leurs œuvres. Je ne sais pas pourquoi, mais je trouve beau qu’ils intègrent ainsi l’œuvre d’une autre artiste (le graveur de seaux) dans la leur, comme pour laisser place à une autre parole, celle qui est gravée là, et a une autre voix, celle qui s’exprime à travers le style propre du graveur. Enfin, je dis peut-être encore n’importe quoi, si la gravure des sceaux est bien un art millénaire en Chine, j’avoue ne pas savoir à quel point cet art est marqué par la convention, et si la notion de style individuel a ici un sens.

Mais comme les sceaux font partie intégrante de ma Chine imaginaire, je peux en dire n’importe quoi, pourvu que le lecteur soit averti 😉

Souhaits pour une journée de soleil

J’ai quelques sceaux, probablement des sceaux de pacotille, achetés sur Internet. Certains sont bien jolis, taillés dans de la belle pierre ambrée, orangée ou couleur d’albâtre. D’autres sont tout simples : un caillou coupé, poli et gravé. Ils ont été choisis pour leur message, c’est-à-dire en évitant les messages du genre « se lever tôt est bon pour les affaires », ainsi que selon l’appréciation toute subjective et pas du tout éclairée de leur « dessin » ― je n’ose pas parler de graphie, puisque cette graphie là, pour moi, c’est du chinois.

J’en ai cherché dans le quartier chinois d’Ottawa, sans succès. J’imagine que si j’en trouvais, ils seraient hors de prix, comme une grande partie de la camelote vendue dans les petits bazars où j’aime aller me perdre quand j’ai le temps de perdre mon temps.


Dans un constant état d’éveil

Ma sœur a bien tenté de me trouver des sceaux lorsqu’elle est allée au Tibet l’an dernier. Mais le pays (sic!) est si pauvre qu’on ne trouve rien à acheter dans les inexistantes boutiques du Tibet. En dix jours, elle n’a pas vu l’ombre d’un sceau ni d’un pinceau, qu’un tout petit peu de camelote de plastique sous-bas-de-gamme à côté de laquelle les gugusseries du Dollorama font figure d’objets de luxe. Alors c’est moi qui lui ai mis un sceau, acheté sur Internet, dans son bas de Noël, puisque c’est cette sœur là qui fait du scrapbooking . Je me disais qu’elle allait bien vouloir se faire quelques pages sur la Chine.

Faut croire qu’on a tout de même des gènes en commun, elle et moi, même si on ne se ressemble pas tellement : le gène des tamponneuses et, aussi, celui des philistines prêtes à mettre l’art des sceaux au service du scrapbooking.

Finalement ― et on y revient toujours ― Omer de Serres rules!

Sérénité intérieure et profit

extérieur sont deux voix différentes

Read Full Post »

Older Posts »