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Archive for mai 2008

Je n’ai jamais osé essayer dessiner des visages. En bonne fille lâche, je préfère éviter la catastrophe, question de garder le moral.
Je me suis lancé cette semaine, mais en peureuse, c’est-à-dire en recopiant des portraits.

Le premier a été ait d’après un portrait d’Alex Power (l’original est vraiment magnifique!)

Celui-ci a été peint d’après un portrait de Charles Reid. Pas très ressemblant, je l’avoue, mais bon, ça tient plus de l’homme que de la bête et cela suffit à m’encourager. Le dessin de la jambe de droite laisse vraiment à désirer. J’avais trop hâte de peindre pour soigner le dessin 😉

Depuis deux jours, j’ai fait quelques esquisses au crayon à partir de photos. Des photos d’inconnus, bien sûr, parce que de massacrer le visage de gens que je connais me saperait là encore le moral. Reste à franchir le pas qui sépare les croquis de l’aquarelle. Cela me fait un peu peur, je l’avoue 😉

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La première version, qui me semble surchargée

La deuxième, qui pêche peut-être par excès contraire

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En attendant les résultats de l’échographie, et tandis que j’avais bien du mal à surmonter un certain état d’inquiétude, j’ai vraiment senti le besoin de faire autre chose que des natures mortes. Je me suis donc essayée, pour la première fois, à peindre des paysages.

En voici quelques uns.

La route rouge, avec ses maladresses, mais que j’aime tout de même :

Paysage de ferme (10cm x 15 cm) peint d’après un tableau de S. Trevena :


Un paysage urbain, en tout petit format (10 cm x 10 cm) :


Le petit lac (20cm x 15cm) :


Un reprise du Petit lac en plus gros format, avec des modifications:

La route jaune. Le lac a disparu, c’est devenu une simple étendue au pied de la montagne. Les valeurs sont très peu contrastées, ce que me reproche L’Encrier, mais j’aime assez l’atmosphère « baignée de lumière » que cela produit :

Une rive, peinte hier, en petit format (20x15cm) :

Me voilà accro aux paysages.

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Je n’ai toujours pas eu le temps de me mettre à cette calligraphie dont Anita au eu la génialissime idée. Mais elle est bien là, à murir encore un peu dans mon esprit. J’avais pensé traiter le sujet en dessinant une carte de visite sur laquelle serait inscrite, en lettres déjantées, ce titre burlesque de « régent de la Pénitencerie apostolique »et reproduire en arrière un masque et un personnage de la Commedia dell’arte. Il n’y a qu’à aller faire un tour ici pour constater que l’idée n’est bête, que je suis sur la bonne voie et que ce qu’il faut mettre en évidence, c’est bien le comique de la chose :))

Pelletage de nuages ou… de galaxies???

Heureusement que le ridicule ne tue pas. Mais quand même, quel gaspillage d’énergie dans un monde où il y a tantà faire !

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Encore un billet bête et méchant 😉

Femme libre me demandait il y a quelques temps si je peignais les roses. J’avoue qu’à part quelques essais très stylisés, je n’avais pas vraiment essayé. Étrange peut-être, puisque mon jardin en est plein et que les roses anciennes ont longtemps été pour moi une véritable obsession. Mais si photogéniques qu’elles puissent être, je les trouve moins intéressantes en peinture.

Il me fallait tout de même m’y mettre, parce que si je veux un jour faire de la papeterie de réception et donc de mariage, il me faudra sûrement faire appel à ce genre de motif pour orner des calligraphies trop austères pour la circonstance. Je me suis donc essayée à peindre les roses, non pas ces belles roses simples gracieuses et émouvantes qui parent si bien les rosiers botaniques, mais les grosses fleurs turbinées qui parent les bouquets de mariées.

La rose de mariée, ou rose de fleuriste (encore appelée hybride de thé) est la rose kitsch par excellence (1). Et si elle peut encore trouver sa place dans un bouquet ou un pot de fleurs, au jardin, elle devient un incontournable classique pour tous les amateurs de kitsch. Car le kitsch a désormais des adeptes, il a même sa papesse qui lutte pour la reconnaissance et la préservation du patrimoine kitsch de Montréal. Propriétaire d’un bungalow en banlieue (même si ce n’est pas celle de Montréal) je m’inscris donc de ce fait, un peu malgré moi, dans cette grande tradition qui a également marqué l’art des jardins.

Mon voisin a des flamands roses et un canard de plastique sur sa pelouse avant. À chaque printemps, je m’attends à le voir installer sur son parterre un sympathique nain de jardin ou un petit nègre à lanterne. Mais mon voisin est un homme d’habitude qui n’aime pas les remises en question ; il se contente donc de ressortir inlassablement, année après année, ses flamands roses et son canard. Je respecte ça en m’efforçant, de mon côté, d’intégrer le kitsch à ma déco de jardin.

Pour ce faire, j’ai choisi les roses, des fleurs qui ont su faire leurs preuves en matière de kitsch. Mais je m’assume mal : céder sans réserve au kitsch impliquerait trop de choses auxquelles je ne saurais me résoudre, comme de planter des floribundas et des hybrides de thé au jardin. La place me manque, l’envie aussi.

Des années d’expérience dans la culture de cette plante m’ont permis d’établir avec précision une échelle appréciative des différents types de rosiers que je soumets au lecteur désireux de créer un jardin kitsch. Les rosiers seront présentés selon l’intérêt qu’ils présentent, en ordre décroissant.

1.
1. Les hybrides de thé et les floribundas, également appelés « roses de fleuriste », ainsi que tous les rosiers Meilland, à quelques rares exceptions près. La néophyte que je suis ne s’est pas encore aventurée dans ces hautes sphères de la kitschitude. Le lecteur notera que les roses bicolores, mauves ou rouge pompier sont les plus prisées dans le jardin kitsch, mais que la rose bleue, qui remporterait certes la palme du kitsch-plus-ultra en déclassant du coup toutes ses rivales, n’existe pas encore. Ce n’est pour l’instant qu’une légende urbaine bien entretenue par l’industrie de l’hybride de thé. Les roses bleues qu’on essaiera de vendre au rosiériste débutant sont en fait des roses teintes (en bouquet) ou des roses d’un rose mauve (pour les rosiers à planter).

2. 2. Les rosiers anglais. J’en ai déjà eu beaucoup mais je les ai presque tous arrachés et donnés lors de l’une de ces crises périodiques durant lesquelles ma foi dans l’intérêt du jardin kitsch vacille.

3. 3. Les hybrides de rugosa, appelés à tort « rosiers rustiques » ― tous les rosiers qui sont adaptés au climat du jardin où ils sont plantés peuvent être dit « rustiques », la rusticité n’étant pas une variété ou une famille de rosiers mais une notion relative à l’adaptation au climat. Je n’ai qu’un hybride de rugosa (Agnes), mais je l’aime beaucoup ;

4. 4. Toutes les catégories de roses anciennes.

5. 5. Les hybrides de musc et autres rosiers qui en dérivent comme les créations de Lens, par exemple. J’avoue que si je disposais encore d’un peu d’espace pour planter quoique ce soit, j’en planterais beaucoup. Mais ils n’ont guère leur place dans le jardin kitsch. Pour preuve : l’étonnement du visiteur qui vous demandera ce que sont des petites fleurs simples ou semi-doubles qui parent si joliment un buisson plein d’épines et qui s’indignera de vous entendre dire qu’il s’agit de roses puisque, de toute évidence, ce ne sont pas là de « vraies » roses.

6. 6. Les rosiers botaniques, nec-plus-ultra du rosomane snobinard, mais que l’amateur de jardin kitsch qui préférera aux grands buissons à port souple les quelques baguettes raides des hybrides de thé. Avoir un graaaaand terrain, il me prendrait des envies de snobisme.

Il va sans dire qu’on voit rarement des mariées porter des bouquets taillés à même les rosiers botaniques. Le mariage est un des grands moments kitsch de la vie où on cède sans retenue et sans résistance à tout ce qui nous ferait honte à un autre moment. Il n’était guère utile, dans la perspective mercantile dont l’amateur de kitsch ne cherchera pas à se cacher (2) mais qu’il apprendra à considérer comme une valeur patrimoniale sûre, de me mettre à peindre des roses si
mples ou semi-double. Il fallait faire dans le très double, le pompeux, le pompier. Voici donc les quelques essais réalisés dernièrement.

Mon premier essai a de quoi intéresser les vrais mordus du kitsch. Comme je ne suis pas encore de ceux- là et que même si je ne veux présumer de rien, il y a bien des chances que vous n’en soyez pas non plus, appelons-ça un horrifique cauchemar. Âmes sensibles, s’abstenir !

Esssai 1:

Avant d’entreprendre les essais n.2, et 3 je me suis juré de ne pas récidiver en peignant d’autres aquarelles de fleurs agressives/agressantes, ce qui m’a amené à pêcher par excès contraire. L’essai n.2 s’est avéré être un pénible mélange d’aquarelle et de guimauve que je n’ai pas cru bon de devoir terminer. L’essai 3 si désespérément sage et convenu que je me suis ennuyée ferme à le peindre, tant que je n’ai pas jugé bon de le terminer non plus.

Essai 2:

Essai 3

L’essai n.4 me satisfait enfin. Je crois que c’est ce que j’ai fait de mieux. Mais c’est peut-être un peu austère pour agrémenter des calligraphies de mariage.

Essai 4 ;

Les essais 5-6-7, réalisés hier soir, sont plus réussis dans le genre mi-kitsch. Juste assez pour un mariage fleur-bleue : kitsch, mais avec retenue, et sans offenser le bon goût.




C’est quand même presque plus que mon côté fifille n’en peut supporter. L’Encrier m’a conseillé de peindre une tête de mort juste à côté des roses pour en neutraliser l’arrière-goût de nunucherie. J’y songe, j’y songe 😉

Ou alors, peut-être, revenir à l’élégance toute simple des tulipes?

Notes :
(1) Le lecteur aura compris qu’il ne faut pas prendre au sérieux les insultes que je profère à l’endroit de ses rosiers préférés.
(2) Le lecteur aura compris que j’exagère et que j’ai beau être avide de gloire, de célébrité et être en mal de succès commercial, je ne peinds pas ce que je n’ai pas envie de peindre.

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Je n’ai pas le temps d’en écrire beaucoup plus ce matin, mais je voulais vous dire qu’on ne m’a pas trouvé de cancer, seulement des kystes. Quel soulagement ça a été pour moi !

Je retiens de toute cette aventure que la vie est précieuse et que les instants partagés avec ceux que j’aime n’ont pas de prix.

Merci à tous pour vos encouragements, je les ai vraiment appréciés.

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Pas facile de peindre le verre, mais j’ai trouvé l’exercice passionnant. Tellement que je suis en train de faire provision de jolies bouteilles pour remettre ça.

Voici donc quelques essais réalisés à temps perdu, c’est-à-dire, pour la plupart, entre 22heures et minuit, sur le canapé du salon, en écoutant la télé.

Mon premier essai et peut-être finalement, le plus réussi ?

Bien du plaisir à peindre ça, malgré les défauts.


Le verre de l’assassin (assez sanglant, non?) J’ai manifestement eu des problèmes avec le pied.


Le premier d’une série de quatre, peints à partir d’une photo prise dans une revue.

Je n’ai conservé de cette aquarelle que la partie de droite. Le second verre était raté à cause d’un lavis trop teintant où je n’ai pu ouvrir de blanc – bien dommage, parce que l’ensemble était assez réussi.

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